Écrit le 7 juillet 2012

J’ai commencé à écrire cette histoire il y a quelques semaines. Voilà, ci-dessous, la situation telle qu’elle était le 11 mai 2012, quand j’ai commencé à la taper…

Ce n’est qu’après avoir fixé le mur pendant plusieurs heures et m’être rendu compte que décidément l’anatomie ne voulait pas rentrer, et surtout après avoir eu envie de me taper le livrer contre la tête pour voir si ça n’entrait pas mieux que je me suis décidé à écrire une histoire. Une histoire du genre polar-anticipation, assez classique, quoique je ne lis que rarement des romans policiers et polars; et dans laquelle je pourrais mettre des thèmes qui me plaisent. On verra bien ce que ça donne.

Je vais à chaque fois écrire d’un trait. Plus tard je repenserai à le réécrire… je tenterai de rajouter la suite chaque semaine. Je vous laisse apprécier au fur et à mesure les caractéristiques du personnage

17h03

Chapitre 1

La pluie s’était mise à tomber abondement, et des gouttes venaient s’écraser sur mon museau.

«Fichu chapeau, il est trop petit, je n’aurais jamais dû faire confiance à ce fichu vendeur, surtout en voyant son sourire lorsqu’il m’avait encaissé. Et fichue journée! Cela faisait maintenant des heures que j’attendais mon client».

Les gouttes qui perlent de mon menton se sont mises à ponctuer chaque minutes qui passe. Quelques une venant malignement se glisser à l’intérieure du col de ma veste, pour me rappeler l’étroitesse de mon chapeau.

Il n’était toujours pas là, nous avions pourtant convenu de ce rendez-vous et il avait insisté pour que je sois à l’heure.

Je soulève ma manche, regarde le cadran de la montre, essuie les gouttes du verre et regarde passivement la grande aiguille courir inlassablement. Je devais faire partie des rares personnes à encore porter une montre à cadran.

 

Il est maintenant 17h03,

La pluie se calme un peu, le rideau gris laisse place à une timide brume. Je respire un bon coup, l’air c’est encore rafraîchi.

Mais comment en suis-je arrivé là,

*    *

*

Ce jour là le soleil brillait et au moins, je ne m’étais pas retrouvé le pelage mouillé et le rhume qui point au bout de la truffe. Je devrais cesser d’y penser, revenons en à nos oignons.

Je faisais le ménage dans mon bureau. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’arrive à transformer une pièce merveilleusement rangée en un antre de dossiers, de feuilles volantes, de boîtes fast-food aux multiples contours.

Pour ce dernier point, il me plaît de manger varier. Ce n’est pas ma faute si les petits restaurants qu’héberge mon quartier offrent des mets aux effluves aigres et épicés aussi variés et fascinants que les microcosmes que cachent leurs cuisines ; et qu’ils m’attirent comme le joueur de flûte de Hamelin avait attiré les enfants au son de sa flûte.

J’en remercie également mon estomac d’être aussi solide et de me permettre la poursuite des aventures culinaires…

 

Alors que j’étais péniblement en train d’entasser plusieurs restes alimentaires, on frappa violemment à la porte. D’habitude les clients ne tapent pas à la porte. Deux raisons seulement peuvent expliquer ce martèlement: soit le vidéophone était encore une fois en panne, soit j’allais avoir affaire à un type qui ne me portait pas dans son cœur. Je croisais les pattes pour qu’il soit seul, s’il avait des sentiments hostile.

Les coups tonitruèrent encore. Je devais vite me décider de la posture à prendre, soit avoir un air neutre en ouvrant la porte pour accueillir un potentiel client ou me mettre à montrer les dents, ébouriffer les poils, baver, sortir des insultes et mouliner des bras. J’espérais que cela ne fasse pas fuir la personne si elle était venu me demander un service.

Je m’étais décidé à paraître neutre, tout en plissant légèrement le front, et en laissant dépasser une canine.

 

Finalement, ce n’était qu’un homme grêle, nerveux, les cheveux ridiculement coiffés pour cacher une calvitie qui n’était que bien  visible. La poigne qu’il avait exercé à tambouriner contre ma porte contrastait fortement avec le personnage.

Il me dévisageait. Un client, je me relâchais et remerciais intérieurement le Hasard et ma bonne fortune, de ne pas avoir fait qu’il s’enfuit en courant.

«_ Je crois que votre visiophone est en panne, commença t-il.

_ Encore des voyous du quartier qui ont du le trafiquer…»

En fait, je connaissais les responsables, cela n’aurait pu être rien d’autre qu’un de mes voisins, ou même tous à la fois. Ce n’était pas qu’ils étaient portés au plaisir de la dégradation gratuite du bien d’autrui, une grande partie d’entre eux sont des pensionnés et ça n’aurait pas été de leur âge, mais ils ne m’aimaient tout simplement pas.

L’être humain semble par nature être bien méfiant envers tout ce qui ne lui ressemble pas, et supporte encore moins que ce qui lui est étranger soit aussi intelligent, ou pire, ne le soit plus. Cependant les humains de l’ancienne génération créèrent rapidement de nouveaux liens, avec leurs voisins galactiques qui étaient venu leur rendre visite. Ces hommes là avaient découvert l’intérêt de nouvelles alliances et surtout les nouvelles perspectives commerciale. Et également qu’il valait mieux éviter de fâcher ses inconnus qui arrivaient avec des vaisseaux spatiaux bien plus avancés que les leurs.

Ainsi aux prémices, tout ne semble avoir été qu’un long fleuve tranquille, mais n’oublions pas la politique et le nouveau visage que devait prendre le spectre raciste sur la planète. Surtout lorsque, des programmes d’échanges culturels se mirent en place, l’homme c’est trouvé face à de nouveaux arrivants qui venaient s’installer durablement sur ses terres, et les politiques violents n’hésitèrent pas à parler rapidement d’invasion…

Cette époque a été marquée de beaucoup de violences xénophobes, qui déteigne encore à l’heure actuelle. Heureusement que l’adage «tel père, tel fils» n’est pas sans faille, je me suis entouré d’amis humain qui n’ont pas envie de m’étrangler car je leur prends leurs subventions ou parce que je suis porteur de la rage….

Ces voisins ne m’aiment pas par dessus tout, car je suis détective. Et la plupart d’entre eux ont de sordides histoires à cacher.

Cette aversion est réciproque, je n’aime pas leur odeur d’eau de Cologne, de naphtaline et de renfermé. Je préfère leurs injures grommelées à voix basse, et pourtant ils sont bien peu tendre là dessus. Les sentir, vraiment non je ne m’y fais pas et je ne m’y ferais jamais.

 

L’homme pénétra dans le cabinet sans attendre un signe d’invitation de ma part. Son regard se porta vaguement sur le désordre avant de se poser de nouveau sur moi. Ses yeux brun, la sclérotique jaunies par l’alcool qu’il devait boire régulièrement et en quantité, me dévisagèrent sous toutes les coutures.

Il ne devait pas avoir l’habitude faire face à une personne de mon apparence. Il resta quelque temps à fixer d’un air curieux ma queue, qui brassait lentement l’air à la mesure de mon impatience.

«_ Vous êtes bien le détective, dit-il, nerveux ? Je veux dire, détective Marticot.

_ Oui, Marticot lui-même.»

D’habitude le client commence rapidement à me raconter son problème, souvent un chat qui c’est échappé car la porte était stupidement restée ouverte, après une soirée trop arrosée. Ce genre de client vient me voir après avoir été harcelé par sa femme et ses enfants, et après avoir été conseillé par des amis, car je suis connu pour mon flair, au sens littéral.

Et j’y arrivais rapidement, les chats s’enfuyaient rarement loin et se cachaient dans les poubelles avoisinant l’immeuble. Mais gardez le pour vous, je ne souhait pas voir mes futurs clients chercher dans les poubelles au lieu de faire appel à moi.

Ces dossiers se résolvaient donc rapidement et me permettaient de me nourrir, payer le loyer et me blanchir pour quelques jours.

Lorsque la tête du client ne me revenait pas , je faisais durer un peu l’enquête, pour en quelque sorte facturer l’antipathie dans mes honoraires. C’était à peine malhonnête, œil pour œil, dent pour dent comme on dit.

Et je pouvais déjà vous dire que celui-là ne me plaisait pas, mais les temps n’étaient pas à bouder un client, et je dû laisser quelque temps mon appréhension de côté.

_ Je suis le détective Marticot, repris-je, que puis-je pour vous ?

Ses yeux se déplacèrent de manière ératique avant de se poser sur le sol puis de croiser mon regard. Et il commença à me raconter la raison de sa venue.

 

Il avait perdu son frère, qui était La seule famille qui lui restait. Je n’avais pas à le retrouver, il était mort et son cadavre refroidissait au cimetière. Néanmoins il avait accumulé des dettes de jeux et devait encore de l’argent avant sa disparition, mais cela n’avait rien à voir avec la fin de son frère, me promettait-il. Mon client voulait savoir qui était les créanciers et surtout savoir s’ils n’avaient pas envie de venir lui rendre visite et de pouvoir s’arranger avec eux. À ces mots, il fit une grimace.

Après avoir répondu à des questions d’ordre pratique, rempli quelques papiers, assuré qu’il paiera l’ensemble des honoraires, et m’avoir avancé une somme en liquides, il s’en alla rapidement d’un pas nerveux,

 

D’habitude mes clients m’appellent pour des histoires d’animaux perdus ou pour vérifier si leur âme soeur ne les trompe pas, et donc ne pose que des questions suffisamment banale pour que je n’ai pas le besoin de vous les raconter. Seulement là, je ne devais pas retrouver un chat et j’eus soudain un doute. J’aurais dû poser plus de question, surtout sur les sommes en jeux et vraiment en avoir le cœur net sur la mort du frère. Mais il était trop tard, j’entendis sa vieille voiture antigravifique démarrer et partir. Et par ailleurs, j’avais faim, je n’aurai qu’à le contacter plus tard, après avoir rempli mon estomac.

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Par Gabriel Tach | Commentaires? |

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