Écrit le 4 juillet 2012

Je vous ment, ce n’est pas tout à fait du premier coup de scalpel dont je vais vous parler, ma lame était déjà passé sur un criquet et une écrevisse.

Celui que j’appellerai mon vrai premier coup de scalpel c’est fait en travaux pratiques d’anatomie sur un animal que l’on peu croiser dans la rue ou son jardin, toucher, caresser et s’en occuper. Sur un animal que l’on voit souvent en photo, tétant auprès de sa mère et un autre courant dans les près. Ce sont les chiens, le cheval et le bovin.

Les premières pièces (au premières séances l’on n’avait pas d’animaux entiers), sont probablement les plus facile à tenir en main, observer et disséquer. L’odeur de putréfaction des morceaux plus ou moins bien conservés n’étaient d’aucune gène, et les travaux pratiques laissaient peu de temps à l’imagination.

Ce n’est que plus tard lorsque l’on a commencé à voir arriver des animaux entiers dans la sale, et de voir ceux qui étaient stockés dans les pièces froides (il est impressionnant comme le bruit des machines est plus pesant qu’un silence de morts). Et là, ça commence vraiment à faire quelque chose. Encore que, les animaux destinés à la viande je m’y suis fait. Autant, un cheval ou des chiens et chats c’est une autre histoire.

Bien sûr, les animaux d’abattoir (cheval et bovin) sont destinés à la transformation de tout manière, mais les chiens et chats c’est autre chose. Ce n’est pas évident de voir ces yeux fermés ou vitreux, ces corps silencieux.

Le chiens ont une autre histoire, il est nullement possible de savoir s’ils ont été choyé par leurs éleveurs (que cela ne déplaise à certains préjugés, les éleveurs ne sont pas forcément des brutes insensibles qui voient du plaisir à voir leurs animaux partir), s’ils ont été accueilli dans un foyer agréable ou s’ils ont été lâchement abandonnés. Ce sont des vieux chiens pour la plupart, qui proviennent de centres de protection des animaux et qui n’ont pas trouvé de maître à temps… Et ça ça raisonne dans votre tête.

Vous êtes étudiant, vous savez que vous idéalisez les choses. N’empêche, vous commencez à construire un mur pour protéger vos émotions. Ce n’est pas du déni, au contraire c’est une reconnaissance, vous savez pourquoi ce mur est construit. Pour ma part, je réfléchis souvent, je suis triste mais je ne pleure pas. Je pense à ce qui a pu empêcher ces chiens à être adopté à temps avant de recevoir l’injection létale. Ce sont de beaux chiens pourtant, même des chiens de races pour certains.

Est-ce parce qu’ils étaient vieux? Étaient-ils moins tranquille que ce à quoi les potentiels adoptant s’attendait? Était-ce de l’agressivité? Je n’en sais rien, et je ne pense pas que savoir apporterait quelque chose de plus.

 

D’un certain côté, je ne me suis que plus attaché à mettre à profit au maximum les séances d’anatomie, que ces sacrifices soient bien utilisés! Enfin, heureusement que tout ça n’est pas pour rien, et que ça me permettra de donner des coups de scalpels bien placés pour soigner nos amis à quatre pattes, Warf :3.

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Par Gabriel Tach | Commentaires? |

La meute a aboyé 3 commentaires, Wouf!

Eeeeh bien, j’imaginais bien que c’était assez étrange, cette sensation que tu pouvais ressentir quand tu scalpais tes bébêtes, mais là… Remarque, je serai dans la même situation que toi quand je devrai faire de la thanatopraxie…

Par Rena Circa, le 6 juillet 2012 à 12h58 Répondre

Je n’en ai pas parlé, mais c’est vrai que c’est quelque chose lorsque tu dois enlever la peau au niveau de la tête pour pouvoir observer les muscles superficiels (qui sont accolés à la peau). Comme il faut être super méticuleux, tu as tendance à te trouver très très près… et quand tu te déconcentre un peu, tu trouve le résultat macabre et étrange.

la thanatopraxie ça doit être quelque chose encore, vu que tu travailles alors avec des gens morts… niveau bouclier empathique c’est bien un cran au dessus.

Par Gabriel Tach, le 6 juillet 2012 à 13h03 Répondre

Justement, je pense que même si les deux choses ne sont pas pareilles, la barrière mentale est équivalente. Perso, je pleure plus facilement lorsque je vois dans un film, un animal qui meurt qu’un humain. Parce que les hommes sont méchants les uns envers les autres, alors que les chiens et chats sont considérés comme étant nos meilleurs amis. Les sentiments éprouvés à la mort d’un homme ne sont pas les mêmes que ceux éprouvés à la mort d’un animal qui est considéré comme faisant partie de la famille alors qu’il est totalement différent.

Par Rena Circa, le 6 juillet 2012 à 13h09 Répondre

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