Écrit le 17 juillet 2012

J’ai eu récemment avec mon excellente amie Rena-Circa une discussion sur les zoos, j’ai presque regretté de lui en avoir parlé, de peur de la blesser car je sais que le sujet est sensible chez elle. Et je n’aime pas blesser mes amis 3:. Mais, je vous rassure, la discussion c’est bien passée. J’ai juste eu une peur bleu quand je ne lisais plus de réponse vers la fin et qu’elle était d’un coup déconnectée… Non elle n’était pas fâchée, ça connexion avait juste lâchée.

Je la remercie d’avoir joué avec moi le rôle du diablotin et de l’angelot qui chuchotes chacun leur conseil à l’oreille de leur protégé.

 

Les zoos ont souvent fait l’objet de critiques, quant à leur utilité et de la cruauté de garder des animaux enfermés, mais ont depuis toujours réussi à attirer un public varié: des curieux, des passionnés de zoologie, des photographes, des écrivains, des journalistes, des enfants, des scientifiques… et probablement vous même! Mais quel est l’utilité d’enfermer des animaux, alors qu’ils pourraient gambader librement et heureux dans la nature?

Les zoos ont depuis tout temps été un lieu d’exhibition, les curieux venaient y voir à quoi pouvait donc ressembler le lion, fier animal dépeint dans la Bible; les singes, ces étranges animaux qui nous ressemble, et nous poussent à une certaine fascination; ou encore l’éléphant, ce gigantesque mastodonte. Mais il n’est plus question de mythes, à l’heure actuel nous avons la télévision, les manuels scolaires et l’internet pour voir à quoi ressemble ces animaux, leur mode de vie et leur habitat.

Plusieurs raisons à cela.

Ces animaux servent tout d’abord d’ambassadeur, je pense qu’il est toujours plus impressionnant et plus marquant de voir un animal en vrai. Surtout lorsque l’on est un enfant, et que nos sens demandent à être comblé, les livres écrits en pattes de mouches, on n’en veut pas.

Les zoos peuvent servir de réservoir génétique et de laboratoire pour la réintroduction, pour les espèces en danger d’extinction. Il existe un problème bien connu chez les populations qui sont diminuées à un petit nombre d’individus, c’est que la reproduction entre ces individus risque d’augmenter l’apparition de tares génétiques à cause d’accouplements entre membres généalogiquement proche (entre cousin et cousine ou pire le père avec la fille). Lorsque le nombre de représentant se trouve sous un chiffre critique, l’apparition de tares est trop importante et même si l’espèce n’est plus mise en danger par son environnement, elle est irrémédiablement condamnée.

D’où l’utilité des zoos, avec des programmes de reproduction: on comprend mieux quels sont les besoin de l’animal, on peut reconstituer une population à réintroduire et éviter la dérive génétique en contrôlant les couples.

De plus ils peuvent servir de zone tampon, en attendant que leur environnement naturel puisse à nouveau les accepter (fin du braconnage, réserves naturelles, dépollution).

Voilà les principales raisons qui me viennent à l’esprit.

 

Il existe tout de même des points noirs – qui peuvent être corrigés ou mieux compris.

Le zoos consiste en l’enfermement dans des espaces clos (ou délimités) et qui sont parfois bien différents de leur habitat naturel. Oui et non. Ça dépend du zoo alors, dans les pays Européen, des avancées sont en train d’être faite sur le plan juridique sur bien-être animal, et l’on comprend de mieux en mieux les besoins des pensionnaires. Et s’il n’y a pas trop de coupes de budgets, et que l’argent est proprement réinvesti, les cages et enclos devraient être agrandis pour correspondre au besoins minimum de l’animal: celui de pouvoir exprimer un comportement normal, c’est à dire ne pas devenir gaga et pouvoir se retirer des yeux du public si nécessaire.

De plus il ne faut pas oublier que des vétérinaires et des soigneurs veillent sur leur santé et leur alimentation… alors que dans la nature, les animaux ne sont pas certains de rencontrer un docteur et peuvent subir des période de disettes, les exposants aux maladies, à de la souffrance, voir à la mort.

Pourquoi ne pas favoriser directement la réintroduction, et mettre des lois pour protéger les animaux?

Ce ne serait pas un soucis s’il n’était pas question d’argent, de moyen de survie et de respect des lois. Les animaux menacés ne le sont pas forcément à cause du braconnage, d’un commerce trop important ou de la chasse; ils le sont souvent à cause de la disparition de leurs territoires. Le fermier qui brûle des terres, ne le fait pas forcément par pure cupidité, elle a une famille à nourrir.

Ensuite, il existe des convention et des lois. Ils sont là, on les connaît, et on sait qu’ils existent (ou pas); le problème vient plutôt de leur application. Déjà peut-on contraindre l’application de lois qui mettent en péril la santé de populations humaines?.. Ce sera un pour autre débat.. La chasse ou la pêche de certains animaux peuvent-être très lucrative, à cause de la demande en amont, qui peut venir de pays sensibilisé à la disparition des espèces (que ce soit culturel tel que la médecine traditionnelle chinoise ou pour le luxe)! Les solutions reste le soutient au développement, de soutiens financiers (créations de parc, et un salaire convenable et régulier pour les gardiens), la lutte contre la l’éducation et le respect des conventions internationales.

 

Et les bénéfices du zoo ne doivent pas entrer dans une logique purement marchande, mais dans celle d’amélioration, de développement de programmes de protection, de réintroductions, de sensibilisation et de politiques sociales.

 

Le jour où les espèces ne seront plus menacées par l’homme, on pourra en finir avec les zoos et je croise les pattes pour que ça arrive le plus vite possible :3.

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Par Gabriel Tach | Commentaires? |

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