Écrit le 19 juillet 2012

J’ai fait un cauchemar, je me faisais poursuivre par des prêtres et des fidèles d’une église qui voulaient ma perte (sans toutefois me vouloir mort, c’était plus subtil), et m’éloigner de ceux que j’aime et me faire un lavage de cerveau. J’aurai préféré rêver que j’étais un chien qui fait se enlever par des extraterrestres, gnarf :3. Dur.

Je ne suis pas un fervent pratiquant et je me pose beaucoup de questions, quant à la religion et son rapport avec la société actuelle. Notamment lorsque la religion s’attaque à la science (l’inverse ne me plaît pas tout à fait non plus). Dans mon rêves, en dehors des menaces que me faisaient les hommes de religion, il y avait aussi l’impossibilité de parler et de discuter sainement avec mes persécuteurs. Normal allez vous me dire. Mais non, ils n’étaient pas prêt à prêter oreille attentive.

Ceci n’est peut-être pas tout à fait éloigné de la réalité.

Actuellement je lis des livres de Stephen Jay Gould, un évolutionniste plus que convaincu et qui a travaillé une bonne partie de sa vie sur l’amélioration de la théorie de ce bon vieux Darwin: en comprendre les différents aspects, les subtilités et les conséquences. Lire les textes de vulgarisation et les essais de Gould sont un véritable plaisirs, tant ils sont illustrés, les gros mots scientifiques sont esquivés le plus possible ou, dans de rare cas où l’on ne peut pas s’en passer, ils sont trrrèèès bien expliqués.

L’étude de l’histoire des sciences m’a toujours semblé ennuyeux, une matière crées par les professeurs pour faire souffrir les élèves, à jouer à celui qui se souviendra du nom de famille le plus long et le plus compliqué d’un imminent scientifique et de pouvoir faire passer un examen en plus aux étudiants. Mais avec Gould, cela devient bien plus intéressant. Il nous présente le cadre de pensé des scientifiques à l’époque et ce qui les a mené à l’erreur (idées préconçues, fausses pistes et utilisation des méthodes douteuses).

Et le créationnisme revient sous plusieurs formes à différentes époques, jusqu’à ce que Darwin arrive et chamboule tout avec la sélection naturelle, les physiciens et chimistes commencent à dater l’âge de la terre (au delà des 4000 ans que certains créationnistes semblent affectionner), et malheureusement le racisme prendra encore du temps à disparaître (on n’aura pas évité l’eugénisme… et le nazisme).

Pour en revenir au créationnisme, les scientifiques ont abandonné au fur et à mesure cette science qui n’était finalement devenu qu’un cul de sac, et la théorie darwinienne de l’évolution était bien plus rationnelle et surtout, reposée sur de solides preuves. Les créationnistes actuels sont des pseudo-scientifiques qui cherchent dans la Bible une interprétation mot à mot… que seuls des extrémistes préconisent.

Finalement ils ne font même pas un bond en arrière, mais se mettent les doigts dans les yeux, ignorant par la même que la Bible a été écrit par des hommes – aussi saint aient-ils été – en des périodes particulières (la Bible n’est pas seulement une sources de leçons morale, mais aussi une éloge à la religion chrétienne, son essor et sa diffusion). La Bible est pleine de métaphores, de mythes… et quelques réalités historiques (mais romancées va t-on dire). Mais pas de vérités scientifiques… Bon, ok, en fouillant bien on peut trouver des trucs, mais en sortant les phrases de leur contexte, en les contorsionnant et en les réinterprétant à sa sauce.

Non, la Bible, comme tout autre livre religieux n’est pas une revue ou un manuel scientifique. Et soyons francs, la science avance, des articles deviennent obsolètes, des manuels datés… et on avance avec quelque chose de mieux. On ne s’amuse pas à fouiller dans des articles obsolètes pour ressortir de vieilles théories toujours obsolètes et les présenter comme une vérité universelle. À la limite… certains pourraient trouver dans les écrits religieux une source d’inspiration. Mais l’utiliser comme cadre de pensé, me paraît tordu, et c’est risquer de se trouver immédiatement le bec dans l’eau.

 

La même critique s’applique pour les autres écrits religieux. Chers amis, soyez croyants, soyez athées, soyez agnostique, soyez ce que vous voulez, mais gardez votre esprit ouvert et rationnel, trouvez la vérité scientifique là où elle semble être: sur ce que vous étudiez.

Et un petit exemple pour la route, une amie était en train de se convertir, en dernière année de licence elle me dit tout franchement «Les êtres vivants sont constitués d’une façon très complexe, je ne vois que Dieu pour avoir pu réaliser une telle œuvre». Je n’ai rien dit. Il n’y a pas grand chose à dire. Enfin si, aussi complexe un problème est-il, la complexité n’est pas la preuve de la création par un être supérieur. La sélection naturelle, arrive très bien à l’expliquer et n’oublions pas que c’est un phénomène qui a pris des milliards d’années (il aurait commencé il y a environ 3,8 milliard d’années).

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 17 juillet 2012

J’ai eu récemment avec mon excellente amie Rena-Circa une discussion sur les zoos, j’ai presque regretté de lui en avoir parlé, de peur de la blesser car je sais que le sujet est sensible chez elle. Et je n’aime pas blesser mes amis 3:. Mais, je vous rassure, la discussion c’est bien passée. J’ai juste eu une peur bleu quand je ne lisais plus de réponse vers la fin et qu’elle était d’un coup déconnectée… Non elle n’était pas fâchée, ça connexion avait juste lâchée.

Je la remercie d’avoir joué avec moi le rôle du diablotin et de l’angelot qui chuchotes chacun leur conseil à l’oreille de leur protégé.

 

Les zoos ont souvent fait l’objet de critiques, quant à leur utilité et de la cruauté de garder des animaux enfermés, mais ont depuis toujours réussi à attirer un public varié: des curieux, des passionnés de zoologie, des photographes, des écrivains, des journalistes, des enfants, des scientifiques… et probablement vous même! Mais quel est l’utilité d’enfermer des animaux, alors qu’ils pourraient gambader librement et heureux dans la nature?

Les zoos ont depuis tout temps été un lieu d’exhibition, les curieux venaient y voir à quoi pouvait donc ressembler le lion, fier animal dépeint dans la Bible; les singes, ces étranges animaux qui nous ressemble, et nous poussent à une certaine fascination; ou encore l’éléphant, ce gigantesque mastodonte. Mais il n’est plus question de mythes, à l’heure actuel nous avons la télévision, les manuels scolaires et l’internet pour voir à quoi ressemble ces animaux, leur mode de vie et leur habitat.

Plusieurs raisons à cela.

Ces animaux servent tout d’abord d’ambassadeur, je pense qu’il est toujours plus impressionnant et plus marquant de voir un animal en vrai. Surtout lorsque l’on est un enfant, et que nos sens demandent à être comblé, les livres écrits en pattes de mouches, on n’en veut pas.

Les zoos peuvent servir de réservoir génétique et de laboratoire pour la réintroduction, pour les espèces en danger d’extinction. Il existe un problème bien connu chez les populations qui sont diminuées à un petit nombre d’individus, c’est que la reproduction entre ces individus risque d’augmenter l’apparition de tares génétiques à cause d’accouplements entre membres généalogiquement proche (entre cousin et cousine ou pire le père avec la fille). Lorsque le nombre de représentant se trouve sous un chiffre critique, l’apparition de tares est trop importante et même si l’espèce n’est plus mise en danger par son environnement, elle est irrémédiablement condamnée.

D’où l’utilité des zoos, avec des programmes de reproduction: on comprend mieux quels sont les besoin de l’animal, on peut reconstituer une population à réintroduire et éviter la dérive génétique en contrôlant les couples.

De plus ils peuvent servir de zone tampon, en attendant que leur environnement naturel puisse à nouveau les accepter (fin du braconnage, réserves naturelles, dépollution).

Voilà les principales raisons qui me viennent à l’esprit.

 

Il existe tout de même des points noirs – qui peuvent être corrigés ou mieux compris.

Le zoos consiste en l’enfermement dans des espaces clos (ou délimités) et qui sont parfois bien différents de leur habitat naturel. Oui et non. Ça dépend du zoo alors, dans les pays Européen, des avancées sont en train d’être faite sur le plan juridique sur bien-être animal, et l’on comprend de mieux en mieux les besoins des pensionnaires. Et s’il n’y a pas trop de coupes de budgets, et que l’argent est proprement réinvesti, les cages et enclos devraient être agrandis pour correspondre au besoins minimum de l’animal: celui de pouvoir exprimer un comportement normal, c’est à dire ne pas devenir gaga et pouvoir se retirer des yeux du public si nécessaire.

De plus il ne faut pas oublier que des vétérinaires et des soigneurs veillent sur leur santé et leur alimentation… alors que dans la nature, les animaux ne sont pas certains de rencontrer un docteur et peuvent subir des période de disettes, les exposants aux maladies, à de la souffrance, voir à la mort.

Pourquoi ne pas favoriser directement la réintroduction, et mettre des lois pour protéger les animaux?

Ce ne serait pas un soucis s’il n’était pas question d’argent, de moyen de survie et de respect des lois. Les animaux menacés ne le sont pas forcément à cause du braconnage, d’un commerce trop important ou de la chasse; ils le sont souvent à cause de la disparition de leurs territoires. Le fermier qui brûle des terres, ne le fait pas forcément par pure cupidité, elle a une famille à nourrir.

Ensuite, il existe des convention et des lois. Ils sont là, on les connaît, et on sait qu’ils existent (ou pas); le problème vient plutôt de leur application. Déjà peut-on contraindre l’application de lois qui mettent en péril la santé de populations humaines?.. Ce sera un pour autre débat.. La chasse ou la pêche de certains animaux peuvent-être très lucrative, à cause de la demande en amont, qui peut venir de pays sensibilisé à la disparition des espèces (que ce soit culturel tel que la médecine traditionnelle chinoise ou pour le luxe)! Les solutions reste le soutient au développement, de soutiens financiers (créations de parc, et un salaire convenable et régulier pour les gardiens), la lutte contre la l’éducation et le respect des conventions internationales.

 

Et les bénéfices du zoo ne doivent pas entrer dans une logique purement marchande, mais dans celle d’amélioration, de développement de programmes de protection, de réintroductions, de sensibilisation et de politiques sociales.

 

Le jour où les espèces ne seront plus menacées par l’homme, on pourra en finir avec les zoos et je croise les pattes pour que ça arrive le plus vite possible :3.

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 7 juillet 2012

J’ai commencé à écrire cette histoire il y a quelques semaines. Voilà, ci-dessous, la situation telle qu’elle était le 11 mai 2012, quand j’ai commencé à la taper…

Ce n’est qu’après avoir fixé le mur pendant plusieurs heures et m’être rendu compte que décidément l’anatomie ne voulait pas rentrer, et surtout après avoir eu envie de me taper le livrer contre la tête pour voir si ça n’entrait pas mieux que je me suis décidé à écrire une histoire. Une histoire du genre polar-anticipation, assez classique, quoique je ne lis que rarement des romans policiers et polars; et dans laquelle je pourrais mettre des thèmes qui me plaisent. On verra bien ce que ça donne.

Je vais à chaque fois écrire d’un trait. Plus tard je repenserai à le réécrire… je tenterai de rajouter la suite chaque semaine. Je vous laisse apprécier au fur et à mesure les caractéristiques du personnage

17h03

Chapitre 1

La pluie s’était mise à tomber abondement, et des gouttes venaient s’écraser sur mon museau.

«Fichu chapeau, il est trop petit, je n’aurais jamais dû faire confiance à ce fichu vendeur, surtout en voyant son sourire lorsqu’il m’avait encaissé. Et fichue journée! Cela faisait maintenant des heures que j’attendais mon client».

Les gouttes qui perlent de mon menton se sont mises à ponctuer chaque minutes qui passe. Quelques une venant malignement se glisser à l’intérieure du col de ma veste, pour me rappeler l’étroitesse de mon chapeau.

Il n’était toujours pas là, nous avions pourtant convenu de ce rendez-vous et il avait insisté pour que je sois à l’heure.

Je soulève ma manche, regarde le cadran de la montre, essuie les gouttes du verre et regarde passivement la grande aiguille courir inlassablement. Je devais faire partie des rares personnes à encore porter une montre à cadran.

 

Il est maintenant 17h03,

La pluie se calme un peu, le rideau gris laisse place à une timide brume. Je respire un bon coup, l’air c’est encore rafraîchi.

Mais comment en suis-je arrivé là,

*    *

*

Ce jour là le soleil brillait et au moins, je ne m’étais pas retrouvé le pelage mouillé et le rhume qui point au bout de la truffe. Je devrais cesser d’y penser, revenons en à nos oignons.

Je faisais le ménage dans mon bureau. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’arrive à transformer une pièce merveilleusement rangée en un antre de dossiers, de feuilles volantes, de boîtes fast-food aux multiples contours.

Pour ce dernier point, il me plaît de manger varier. Ce n’est pas ma faute si les petits restaurants qu’héberge mon quartier offrent des mets aux effluves aigres et épicés aussi variés et fascinants que les microcosmes que cachent leurs cuisines ; et qu’ils m’attirent comme le joueur de flûte de Hamelin avait attiré les enfants au son de sa flûte.

J’en remercie également mon estomac d’être aussi solide et de me permettre la poursuite des aventures culinaires…

 

Alors que j’étais péniblement en train d’entasser plusieurs restes alimentaires, on frappa violemment à la porte. D’habitude les clients ne tapent pas à la porte. Deux raisons seulement peuvent expliquer ce martèlement: soit le vidéophone était encore une fois en panne, soit j’allais avoir affaire à un type qui ne me portait pas dans son cœur. Je croisais les pattes pour qu’il soit seul, s’il avait des sentiments hostile.

Les coups tonitruèrent encore. Je devais vite me décider de la posture à prendre, soit avoir un air neutre en ouvrant la porte pour accueillir un potentiel client ou me mettre à montrer les dents, ébouriffer les poils, baver, sortir des insultes et mouliner des bras. J’espérais que cela ne fasse pas fuir la personne si elle était venu me demander un service.

Je m’étais décidé à paraître neutre, tout en plissant légèrement le front, et en laissant dépasser une canine.

 

Finalement, ce n’était qu’un homme grêle, nerveux, les cheveux ridiculement coiffés pour cacher une calvitie qui n’était que bien  visible. La poigne qu’il avait exercé à tambouriner contre ma porte contrastait fortement avec le personnage.

Il me dévisageait. Un client, je me relâchais et remerciais intérieurement le Hasard et ma bonne fortune, de ne pas avoir fait qu’il s’enfuit en courant.

«_ Je crois que votre visiophone est en panne, commença t-il.

_ Encore des voyous du quartier qui ont du le trafiquer…»

En fait, je connaissais les responsables, cela n’aurait pu être rien d’autre qu’un de mes voisins, ou même tous à la fois. Ce n’était pas qu’ils étaient portés au plaisir de la dégradation gratuite du bien d’autrui, une grande partie d’entre eux sont des pensionnés et ça n’aurait pas été de leur âge, mais ils ne m’aimaient tout simplement pas.

L’être humain semble par nature être bien méfiant envers tout ce qui ne lui ressemble pas, et supporte encore moins que ce qui lui est étranger soit aussi intelligent, ou pire, ne le soit plus. Cependant les humains de l’ancienne génération créèrent rapidement de nouveaux liens, avec leurs voisins galactiques qui étaient venu leur rendre visite. Ces hommes là avaient découvert l’intérêt de nouvelles alliances et surtout les nouvelles perspectives commerciale. Et également qu’il valait mieux éviter de fâcher ses inconnus qui arrivaient avec des vaisseaux spatiaux bien plus avancés que les leurs.

Ainsi aux prémices, tout ne semble avoir été qu’un long fleuve tranquille, mais n’oublions pas la politique et le nouveau visage que devait prendre le spectre raciste sur la planète. Surtout lorsque, des programmes d’échanges culturels se mirent en place, l’homme c’est trouvé face à de nouveaux arrivants qui venaient s’installer durablement sur ses terres, et les politiques violents n’hésitèrent pas à parler rapidement d’invasion…

Cette époque a été marquée de beaucoup de violences xénophobes, qui déteigne encore à l’heure actuelle. Heureusement que l’adage «tel père, tel fils» n’est pas sans faille, je me suis entouré d’amis humain qui n’ont pas envie de m’étrangler car je leur prends leurs subventions ou parce que je suis porteur de la rage….

Ces voisins ne m’aiment pas par dessus tout, car je suis détective. Et la plupart d’entre eux ont de sordides histoires à cacher.

Cette aversion est réciproque, je n’aime pas leur odeur d’eau de Cologne, de naphtaline et de renfermé. Je préfère leurs injures grommelées à voix basse, et pourtant ils sont bien peu tendre là dessus. Les sentir, vraiment non je ne m’y fais pas et je ne m’y ferais jamais.

 

L’homme pénétra dans le cabinet sans attendre un signe d’invitation de ma part. Son regard se porta vaguement sur le désordre avant de se poser de nouveau sur moi. Ses yeux brun, la sclérotique jaunies par l’alcool qu’il devait boire régulièrement et en quantité, me dévisagèrent sous toutes les coutures.

Il ne devait pas avoir l’habitude faire face à une personne de mon apparence. Il resta quelque temps à fixer d’un air curieux ma queue, qui brassait lentement l’air à la mesure de mon impatience.

«_ Vous êtes bien le détective, dit-il, nerveux ? Je veux dire, détective Marticot.

_ Oui, Marticot lui-même.»

D’habitude le client commence rapidement à me raconter son problème, souvent un chat qui c’est échappé car la porte était stupidement restée ouverte, après une soirée trop arrosée. Ce genre de client vient me voir après avoir été harcelé par sa femme et ses enfants, et après avoir été conseillé par des amis, car je suis connu pour mon flair, au sens littéral.

Et j’y arrivais rapidement, les chats s’enfuyaient rarement loin et se cachaient dans les poubelles avoisinant l’immeuble. Mais gardez le pour vous, je ne souhait pas voir mes futurs clients chercher dans les poubelles au lieu de faire appel à moi.

Ces dossiers se résolvaient donc rapidement et me permettaient de me nourrir, payer le loyer et me blanchir pour quelques jours.

Lorsque la tête du client ne me revenait pas , je faisais durer un peu l’enquête, pour en quelque sorte facturer l’antipathie dans mes honoraires. C’était à peine malhonnête, œil pour œil, dent pour dent comme on dit.

Et je pouvais déjà vous dire que celui-là ne me plaisait pas, mais les temps n’étaient pas à bouder un client, et je dû laisser quelque temps mon appréhension de côté.

_ Je suis le détective Marticot, repris-je, que puis-je pour vous ?

Ses yeux se déplacèrent de manière ératique avant de se poser sur le sol puis de croiser mon regard. Et il commença à me raconter la raison de sa venue.

 

Il avait perdu son frère, qui était La seule famille qui lui restait. Je n’avais pas à le retrouver, il était mort et son cadavre refroidissait au cimetière. Néanmoins il avait accumulé des dettes de jeux et devait encore de l’argent avant sa disparition, mais cela n’avait rien à voir avec la fin de son frère, me promettait-il. Mon client voulait savoir qui était les créanciers et surtout savoir s’ils n’avaient pas envie de venir lui rendre visite et de pouvoir s’arranger avec eux. À ces mots, il fit une grimace.

Après avoir répondu à des questions d’ordre pratique, rempli quelques papiers, assuré qu’il paiera l’ensemble des honoraires, et m’avoir avancé une somme en liquides, il s’en alla rapidement d’un pas nerveux,

 

D’habitude mes clients m’appellent pour des histoires d’animaux perdus ou pour vérifier si leur âme soeur ne les trompe pas, et donc ne pose que des questions suffisamment banale pour que je n’ai pas le besoin de vous les raconter. Seulement là, je ne devais pas retrouver un chat et j’eus soudain un doute. J’aurais dû poser plus de question, surtout sur les sommes en jeux et vraiment en avoir le cœur net sur la mort du frère. Mais il était trop tard, j’entendis sa vieille voiture antigravifique démarrer et partir. Et par ailleurs, j’avais faim, je n’aurai qu’à le contacter plus tard, après avoir rempli mon estomac.

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 4 juillet 2012

Je vous ment, ce n’est pas tout à fait du premier coup de scalpel dont je vais vous parler, ma lame était déjà passé sur un criquet et une écrevisse.

Celui que j’appellerai mon vrai premier coup de scalpel c’est fait en travaux pratiques d’anatomie sur un animal que l’on peu croiser dans la rue ou son jardin, toucher, caresser et s’en occuper. Sur un animal que l’on voit souvent en photo, tétant auprès de sa mère et un autre courant dans les près. Ce sont les chiens, le cheval et le bovin.

Les premières pièces (au premières séances l’on n’avait pas d’animaux entiers), sont probablement les plus facile à tenir en main, observer et disséquer. L’odeur de putréfaction des morceaux plus ou moins bien conservés n’étaient d’aucune gène, et les travaux pratiques laissaient peu de temps à l’imagination.

Ce n’est que plus tard lorsque l’on a commencé à voir arriver des animaux entiers dans la sale, et de voir ceux qui étaient stockés dans les pièces froides (il est impressionnant comme le bruit des machines est plus pesant qu’un silence de morts). Et là, ça commence vraiment à faire quelque chose. Encore que, les animaux destinés à la viande je m’y suis fait. Autant, un cheval ou des chiens et chats c’est une autre histoire.

Bien sûr, les animaux d’abattoir (cheval et bovin) sont destinés à la transformation de tout manière, mais les chiens et chats c’est autre chose. Ce n’est pas évident de voir ces yeux fermés ou vitreux, ces corps silencieux.

Le chiens ont une autre histoire, il est nullement possible de savoir s’ils ont été choyé par leurs éleveurs (que cela ne déplaise à certains préjugés, les éleveurs ne sont pas forcément des brutes insensibles qui voient du plaisir à voir leurs animaux partir), s’ils ont été accueilli dans un foyer agréable ou s’ils ont été lâchement abandonnés. Ce sont des vieux chiens pour la plupart, qui proviennent de centres de protection des animaux et qui n’ont pas trouvé de maître à temps… Et ça ça raisonne dans votre tête.

Vous êtes étudiant, vous savez que vous idéalisez les choses. N’empêche, vous commencez à construire un mur pour protéger vos émotions. Ce n’est pas du déni, au contraire c’est une reconnaissance, vous savez pourquoi ce mur est construit. Pour ma part, je réfléchis souvent, je suis triste mais je ne pleure pas. Je pense à ce qui a pu empêcher ces chiens à être adopté à temps avant de recevoir l’injection létale. Ce sont de beaux chiens pourtant, même des chiens de races pour certains.

Est-ce parce qu’ils étaient vieux? Étaient-ils moins tranquille que ce à quoi les potentiels adoptant s’attendait? Était-ce de l’agressivité? Je n’en sais rien, et je ne pense pas que savoir apporterait quelque chose de plus.

 

D’un certain côté, je ne me suis que plus attaché à mettre à profit au maximum les séances d’anatomie, que ces sacrifices soient bien utilisés! Enfin, heureusement que tout ça n’est pas pour rien, et que ça me permettra de donner des coups de scalpels bien placés pour soigner nos amis à quatre pattes, Warf :3.

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 2 juillet 2012

En cherchant sur Google image, j’étais tombé sur une image qui m’avait interpellé, je l’avais trouvé bouleversante, attachante et incroyable. Elle est ensuite restée quelque part dans un coin de ma tête et dans les placards des serveurs de Google. Ce n’est que quelques mois plus tard, que je suis retombé sur cette image et j’ai remarqué qu’il y avait du texte qui l’accompagnait. Un texte gnarfement fantastique, warf :3!

En lisant le texte… je me suis réellement rendu compte de la magie de cette image, et surtout des protagonistes que l’on y retrouve. Sur la photo, on voit une jeune femme, paraplégique, assises dans son fauteuil roulant. Derrière, un gigantesque chien à deux pattes, avec un collier de fleur. La femme sourie, une jolie sourire.

Je vous invite à lire l’histoire qui accompagne l’image. Pour ceux qui ont du mal à lire en anglais, votre fidèle serviteur vous offre une traduction dans la langue de Molière, Warf :3 !

Les gens ont commenté qu’ils admirent le courage que j’ai de me déguiser (NdT: se déguiser en fursuit) en public.
Je ne me suis jamais senti particulièrement courageux.
Si vous voulez apprendre ce qu’est réellement le courage, ne cherchez pas plus loin, regardez Sarah.

C’était juste un jour de sortie en fursuit, je m’étais retrouvé à me promener le long de la jetée, donnant de joyeuses poignées de pattes et profitant de la brise.
Alors que la foule s’écartait pour laisser place au chien bipède, une jeune dame en fauteuil roulant attira mon attention.
Incapable de parler, ou même d’agiter la main, elle utilisa ses jolis yeux pour m’attirer jusqu’à elle.

Elle était seule dans son fauteuil, le corps contorsionné et manquant de coordination, trahissant brutalement son propriétaire. Elle était dépourvue de parole, elle ne pouvait pas tenir un stylo et même si elle en avait été capable il lui manquait les capacités moteurs nécessaire pour écrire, pourtant quand j’ai pris sa main dans ma patte, ses yeux dansèrent. Ils s’exprimaient avec fracas.

J’ai passé la meilleur demi-heure en compagnie de cet ange. Elle senti mes griffes et posa sa tête contre ma fourrure.
Nous regardions la foule passer en hâte, les vagues se jeter contre la côte et, les goéland crier et prendre leur envol.
Une île de tranquillité dans une mer d’agitation.

Finalement, elle relâcha ma patte et fit un geste de la tête.
Il était temps pour moi de dire au revoir.
Je lui tapota le l’épaule et je vis alors ce formidable sourire rayonner sur son visage. Sa compagnie me laissa calme et heureux

En reprenant mon chemin sur la jetée, une femme en pull gris marchait à côté de moi:
_ Merci d’avoir passé du temps avec Sarah, me dit-elle. Elle aime beaucoup les chiens mais elle n’a jamais eu l’opportunité de beaucoup interagir avec eux. Un chien qui parle sera son rayon de soleil pour toute la semaine.

Et elle m’expliqua que Sarah était née avec une infirmité motrice cérébrale, une maladie qui atteint la capacité du cerveau à contrôler les muscles.
Ce qui frappe, c’est que l’esprit de Sarah fonctionne du tonnerre!
Elle possède un intellect épanoui, malgré elle soit tenue en otage par son propre corps.

Son histoire est source d’inspiration. Même si elle a constamment besoin de soins, et qu’elle est incapable de faire ne serait-ce la plus simple des choses pour elle-même, elle trouvera toujours le moyen d’apporter de la joie à ceux qui veillent sur elle.
Elle cueillera parfois une fleur, la cachera sous son manteau, et l’offrira au moment voulu. Elle donne spontanément des bisous et des étreintes (NdT: les hugs à l’américaine).
Sa phrase favorite est « Je t’aime ».
Et elle ne manquera jamais de dire merci avec ses yeux.

Pour revendiquer un peu d’indépendance dans sa vie, Sarah demande à être laissée seule dans un lieu public.
Sa mère lui donne cette liberté en la surveillant à une distance sûre, prête à intervenir si le besoin devait s’en faire sentir, mais aussi en laissant Sarah vivre de son propre mérite.
Plus tard, elle gardera se moment dans un journal, sa mère l’écrivant et le lisant à voix haute pendant que Sarah indique les mots en hochant de la tête ou d’un touché de la main.

Elle a fait un voyage en train à travers le Canada. Elle s’est liée d’amitié avec des célébrités. Elle a participé à des excursions d’observation de baleines. Elle a touché tant de cœur, y compris celui qui bat dans ma poitrine couverte par le fursuit.

Et, j’ai repris mon chemin, captant des câlins et des high fives , des questions et des photos, pendent que Sarah restait assise seule dans son fauteuil roulant, une prisonnière dans son propre corps, ce surprenant sourire qui rayonnait encore, ignoré des passants.

J’imagine que nous savons tous qui est courageux.

Je continuerai de me déguiser car cela facilite réellement les moments magiques comme ma rencontre avec Sarah.
Je suis une meilleur personne/chien grâce au bref moment qu’il m’ait été donné avec elle.

Si vous êtes suffisamment chanceux pour rencontrer et interagir avec quelqu’un comme Sarah, je vous recommande de saisir l’occasion. Vous n’en sortirez que bien meilleur.

Tout le monde a droit au respect… et la chance de parler avec un chien géant.

Je mettrai probablement encore une ou deux histoires de Dogbomb (traduites) en plus sur ce blog un peu plus tard. Si vous aimez ce qu’il fait, faîtes le lui savoir sur son compte Furaffinity ou dans les commentaires je lui ferai passer le mot, cet homme est une perle.

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 30 juin 2012

Et quand je parle de poils je parle soit de nos précieux compagnons à poils ou à plumes, voir à écailles pour certains, soit des furries. Aujourd’hui ce sera…. Tadaaa! les furries, ces êtes mi-humain mi-animal

Les furries m’intriguent depuis longtemps, les dessins animés et l’énorme collection d’aventures de Mickey et Donald (mon anti-héros préféré) y est pour quelque chose. Rajoutons ça des œuvres littéraires, qui ne sont pas forcément liés aux Furries, qui m’ont mis encore plus sur la voix: je me souviens d’un livre de contes Amérindiens, où les protagonistes se transformaient en animal pour éviter ou surmonter certaines situations. Formidable! Épiçons tout cela avec un amour pour les animaux et le vivant.

Boum! Vous voilà avec un gamin qui n’arrive pas encore à se moucher le nez, ce qui explique les chandelles qui pendouillent, prédestiné à plonger dans l’univers furry (ou fandom furry pour les anglophiles). Franchement ne trouvez pas des fois que les héros poilus, écailleux ou plumeux sont bien plus chouette que les héros humains? Non? Faîtes moi savoir dans les commentaires.

Pour être honnête, comme je suis encore tout nouveau dans le fandom furry je ne vais pas encore pouvoir vous en dire vraiment beaucoup et vous le découvrirez en même temps que moi. Je vais tenter de promener mes pattes sur les sites, les blogs, les galeries et les vidéos furry et je partagerai sur le blog celles qui m’ont le plus marqués ou qui méritent un petit commentaire.

 

En fouinant rapidement (warf! snifsnif) sur Viméo, j’ai trouvé l’excellente vidéo «Furries, an inside look». Par contre elle est en anglais, sorry pour les non anglophones. Mais je ne vous oublie pas, je vous fait un petit résumé.

Le tournage a eu lieu pendant une convention. Une convention furry est un évènement qui permet de réunir plein de furries, un véritable pot de miel – je n’y suis encore allé à aucune, mais je tenterai ça l’année prochaine et je ramènerai mes propres photos et vidéos.  On y retrouve des artistes, des comédiens, des gens connus, des invités (qui ne sont pas forcément des furries), des inconnus et même des personnes qui ne sont pas du tout furry (emmenés de force par leur conjoint furry ou par curiosité).

La réunion est festive, on peut y acheter des dessins, des bandes dessinées, des livres et divers objets; discuter avec d’autres furries; se faire de nouveaux amis; danser; chanter; débattre; manger; dormir; s’amuser; se déguiser pour certains (les costumes sont appelés des fursuits); parader; et la liste est encore longue.

Dans la vidéo, le point est mis sur les participants à la convention, sur des inconnus et des personnalités connus du milieu. Et on découvre qu’il y a bien des voies qui font que l’on s’intéresse à ça: des personnages de jeu vidéos (Sonic l’hérison ici) ou que l’on se fasse embarquer par des amis membres d’une association de protection des animaux. Le point commun est cette passion pour les êtes mi-homme mi-animal.

Le sujet parle aussi de quelques points sensibles du fandom (des préjugés, de la difficulté de parler de sa passion), tout n’est pas rose dans le monde des furries. Mais on peut s’y amuser, partager sa passion et se faire pas mal d’amis!

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

Écrit le 28 juin 2012

Étrangement, les mots me viennent difficilement aux pattes pour introduire mon blog. Je ne pense pas que cela vienne du titre un peu pompeux de l’article. Attendez ne bougez pas, je vais le relire et réfléchir un peu… …. …. Non ça convient bien à la situation, et encore je pense avoir rajouté une pincée de modestie entre les mots.

Alors, alors, ceci est mon blog, et je vais partager avec vous mes angoisses, mes craintes et mes petites folies, mais pas que. Comme je suis étudiant vétérinaire, que mon imaginaire est bien peuplé et qu’en plus je me retrouve confronté à plein de situations anodines que je vois comme surnaturelles des fois, je devrais trouver de quoi parler à foison.

Parfois, j’ose me demander si mes amis ne se lassent pas de m’entendre raconter d’un air enthousiaste comment j’ai réussi à surmonter le remplissage de documents administratifs à l’aide d’un style et de beaucoup de temps).

Vous me lirez aboyer, grogner, nufnufnufer et gnarfer, mais pas d’inquiétude cela restera compréhensible de tous, j’y mets un point d’honneur. Par contre, soyez prévenu, ça partira de tous les côtés: études, religions, université, sciences, vie romancée de tous les jours, furries, bêtes à poils, plumes et écailles, et d’autres choses qui me viendront à l’esprit.

À tous mes futurs lecteurs et à mes amis Max et Rena * gnarfement * chouettes qui m’ont donné une sacré motivation: * nufnufnuf *.

Par Gabriel Tach | Commentaires? |

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Le blog du vétérinaire le Docteur FourrureTu mourras moins bête, l'hilarante BD de vulgarisation scientifique, sur des thèmes inatendus.Le blog du vétérinaire sceptique

Car grâce à eux vous pourrez nourrir votre cerveau assoiffé de connaissances (braaaiiin :E) et crâner en société.

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Vous allez voir, ils sont gnarfement sympas, bavards et poilus!


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Les furries?..

Bonne question : 3, je vais tentenr d'apporter ma réponse.

Les furries sont les personnes qui s'intéressent et aiment l'art antropomorphique (un mix entre un homme et un animal), voir aussi des créatures fantastiques (gryphons, dragons, ...) ou d'animaux parlant (les hrm, petits poneys magiques par exemple, mais ceux là c'est des extrêmistes à mes yeux).

Chacun participe à la communauté furry, y apporte sa petite pierre, en général en se créant un personnage furry (un fursona, un alter-égo en quelque sorte), mais aussi par le dessin, l'écriture voir la couture (pour ceux qui se fabriquent un costume, appellé fursuit).

L'imaginaire joue un grand rôle, et c'est ça que j'adore! Warf ♥!

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Ahah, je suis un peu timide. Si vous lisez ça c'est que vous vous en savoir un peu plus sur moi, heureusement que l'on ne me voit pas rougir sous ma fourrure.

Je suis étudiant en médecine vétérinaire et passionné d'informatique et de sciences médicales et biologiques depuis tout petit, et je vais tenter de partager ça avec vous : 3. Et si j'arrive à vous faire sourire et réfléchir c'est que j'ai réussi, warf warf warf.

Retrouvez en plus sur ma page « Qui es-tu Tâch? ».

Pour vous attendrir...

Une photo de bébés Bergers Belges Malinois pour vous faire fondre votre coeur, par D Williams, sous Creative Commons.